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Côte d’Ivoire : les gynécologues-obstétriciens dénoncent des conditions de travail préoccupantes

Côte d’Ivoire : les gynécologues-obstétriciens dénoncent des conditions de travail préoccupantes

Le Syndicat National des Gynécologues et Obstétriciens de Côte d’Ivoire (SYNAGOCI) a tenu sa première Assemblée générale de l’année, le samedi 25 avril 2026, dans une ambiance studieuse et conviviale. Cette rencontre a permis aux spécialistes de réfléchir en profondeur aux conditions de vie et de travail du médecin gynécologue-obstétricien, tout en mettant en lumière les défis structurels auxquels la profession est confrontée.

Réélu pour un second mandat non renouvelable, le secrétaire général du SYNAGOCI, le Dr Doh Pierre, a dressé un état des lieux sans filtre. Au cœur des préoccupations figure la question de la rémunération, jugée insuffisante au regard des responsabilités assumées par ces spécialistes. Il a notamment dénoncé une incohérence majeure dans le système actuel : la prime de spécialité, accordée durant la carrière, disparaît au moment de la retraite.

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Une rémunération jugée injuste et un statut à clarifier

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« Aujourd’hui, le médecin spécialiste bénéficie d’une prime. Mais dès qu’il part à la retraite, il redevient administrativement un médecin généraliste. C’est une injustice qui doit être corrigée », a-t-il expliqué. Pour le SYNAGOCI, cette situation constitue une anomalie qui fragilise la reconnaissance du statut du spécialiste et impacte négativement sa sécurité financière après des années de service. Au-delà de la question salariale, les participants ont insisté sur la nécessité de redéfinir le profil de carrière des médecins, en intégrant clairement les spécificités liées à la spécialisation.

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Le syndicat plaide ainsi pour une réforme en profondeur de la grille indiciaire, afin d’assurer une meilleure progression professionnelle et une valorisation durable des compétences. Autre défi évoqué, les conditions de travail. Les gynécologues-obstétriciens, souvent en première ligne dans les maternités, font selon l’organisation, face à une forte pression, liée notamment au manque d’équipements adéquats, à l’insuffisance de personnel et à la charge de travail élevée. À cela s’ajoute une exposition accrue aux critiques et aux accusations, parfois jugées « fantaisistes » par le syndicat.

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Conditions de travail difficiles et appel à l’unité du corps médical

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Malgré ces difficultés, le SYNAGOCI revendique plusieurs acquis, notamment la reconnaissance progressive de la spécialité et une amélioration de la perception sociale du métier. Toutefois, pour le Dr Doh Pierre, ces avancées doivent être consolidées à travers une approche concertée impliquant l’ensemble des acteurs du système sanitaire, notamment le gouvernement. « Il n’y a pas de vérité absolue. Elle se construit dans le dialogue entre les différents acteurs. C’est cette approche qui permettra d’améliorer durablement notre système de santé », a-t-il souligné, appelant à des discussions ouvertes et constructives.

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De leur côté, les membres venus de différentes régions du pays ont réaffirmé leur engagement à faire avancer la cause. Pour le Dr Ando Christelle, gynécologue-obstétricienne, l’unité du corps est essentielle pour relever les défis actuels. « Nous souhaitons des lendeSources

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Auteur — EBURNIE CI

Rédacteur sur EBURNIE CI (eburnie-ci.net) — tous ses articles sont réunis sur sa page d'auteur.

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